L'ombre me lâche la main

L'ombre me lâche la main
Les jours de noir et de blanc me hantent,
j'ai entendu dire que par delà cette barrière
des couleurs peignent le paysage
et rendent les gens heureux.

La partie d'échec est terminée,
les cases noires blanchissent
et les cases blanches ternissent
à force du temps qui s'écoule tels des grains de sables voyageurs.

J'aperçois de loin ces couleurs qui me tendent la main,
l'ombre me la lâche
et j'avance vers cette clairière,
du nom de mosaic-of-the-day...

# Posté le samedi 14 juin 2008 13:02
Modifié le samedi 14 juin 2008 13:51

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Le vent tourne
# Posté le jeudi 12 juin 2008 04:24

Retournement du mirroir ou l'idiot du village

Retournement du mirroir ou l'idiot du village
L'idiot du village est un comédien déchu cherchant, à la fin de sa carrière étouffée, à trouver une maison, fatigué de sa vie de nomade. Formant la curiosité des habitants, qui s'ennuient et ne voient jamais personne passer chez eux, il devient rapidement une sorte de mythe à plusieurs visages.
De son côté, Zozo (car il faut bien lui trouver un nom, à cet énergumène), voyant que pour la première fois de sa vie, un village entier (sans parler des bovins) lui prête attention, il décide de jouer la comédie, car c'est bien son métier et de faire croire aux autres qu'il n'est qu'un imbécile heureux de l'être: l'idiot du village. (Je dit L'idiot, car UN idiot serait pour lui une offense: il est le seul, l'unique!)
Gags et gaffes en tous genres rythment ainsi la vie de ce génie; génie, car il faut être sacrément intelligent pour faire croire que l'on est stupide. Les gens rient: comment un être peut-il être aussi bête?, et lorsqu'ils rentrent chez eux, il le prennent même parfois en pitié. Pendant ce temps, L'idiot acquiert une renommée qu'il n'avait jamais imaginé avoir, et secrètement se moque de ces personnes auxquelles il faut si peu de choses pour les faire rire, et il les prend même parfois en pitié.


# Posté le mardi 10 juin 2008 06:38
Modifié le mercredi 11 juin 2008 11:00

La colonie des fourmis modernes

La colonie des fourmis modernes
Et elles passent,
en file indienne,
américaine,
européenne,
ou tout simplement moderne.
Il y en a des jaunes,
des noires,
des blanches,
des rouges,
mais toutes roulent au pas,
ronflent à l'unisson,
certaines éternuent d'un TUUUT assourdissant,
peut-être pour essayer de sortir du lot,
mais l'on entend bien vite des réponses similaires
aux alentours.
Toutes avancent au même rythme,
de peur de semer la panique
dans cette gigantesque file,
telles des fourmis
ou des chenilles processionnaires.
Puis les files se divisent,
et quelques récalcitrants se pressent
et doublent les autres
en se faufilant.
Ces fourmis conformistes
tracent des dédales infinis
sur ou sous la terre,
et colonisent,
et recrutent de nouveaux adeptes...
Roulements de tambours... Pourquoi? Il n'y a pas de suspense.
Ah, ils font bonne figure ces anti-conformistes!
# Posté le lundi 09 juin 2008 07:36

Ecriture automatique (ou ici sans intêret, nul, etc...) ==> J'en ai trop dit

Envie d'écrire,
de faire sortir ses pensées les plus étranges,
les plus saugrenues, la première chose qui vient à l'esprit,
mais rien à dire?


Je me retrouve, fourmi,
entre la touc'e G et la touc'e H du clavier,
les doi'ts tapent contre les touc'es
mais heureusement évitent coup après coup ces deux tou'es.
Finalement, mes yeux c'erc'ent mon petit corps faible et tremblant
mais ne le voient pas.
J'arrive donc à la conclusion que ces deux touc'es n'existent pas,
je suis coincé entre le néant 1 et le néant 2.
Peur de sombrer, peur de transpirer,
et ces doi'ts qui continuent à taper,
et finissent par m'écraser.
Mort entre le G et le H, pièces manquantes du 'rand puzzle de ma vie.

Mes yeux sont fermés.
Il y a de la lumière à de l'autre côté des paupières,
qui rougissent au fur et à mesure que le temps file et défile.
Je veux les ouvrir,
mais une main moite et râpeuse allonge sa main sur mon visage,
je rêve, crois rêver, j'espère que je rêve, mais je ne rêve pas.
C'est dans le noir que je m'éclaire,
et la lumière noire empourpre mes paupières.

J'allume mon ordinateur,
le bruit mécanique et le ventilateur commencent à se faire entendre,
puis vient sur l'écran "xp édition familiale",
je clique sur ma session,
zut, internet mais du temps à s'ouvrir,
il faut que je pense à changer mon modem,
ah, enfin, j'arrive à entrer sur la page nommée http://www.blackandwhitesunset.skyrock.com,
charmant, ce nom,
tiens un nouvel article,
je vais le lire, même s'il va certainement être
grotesque, ridicule, sans intérêt, nul, comme d'habitude,
il parle d'un d'une fourmi écrasée par un doigt maladroit,
d'un vieux fou qui a lui-même sa mais devant les yeux et qui croît être aveugle,
et de blackandwhitesunset, qui prend un malin plaisir à rire de lui même,
sa bêtise, sa folie, sa...
J'en ai trop dit.
# Posté le vendredi 06 juin 2008 15:14